Réseau solidaire

Dans nos organismes, le Réseau solidaire est né d’un constat : le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie augmente dans nos entreprises, comme dans la société en général.

De plus en plus d’hommes et de femmes se retrouvent dans des situations de détresse et de désespoir, en raison du contexte économique et social, de l’allongement de la durée de vie et de l’organisation de la cellule familiale.
Les causes de cet isolement sont diverses ; éloignement des enfants, ruptures familiales, perte de mobilité ou d’autonomie, habitat isolé, conduites addictives…
Fort de ce constat, le Conseil d’Administration de la Cmcas de Toulouse a décidé d’inscrire les actions de solidarité dans un cadre de cohérence, dénommé Réseau solidaire, dont l’objectif est de développer du lien social.

Les objectifs du Réseau Solidaire

En sus d’éventuels problèmes physiques ou psychologiques, les personnes en situation de handicap ou de maladie sont en première ligne des mesures gouvernementales sur la protection sociale ; sans compter qu’elles se retrouvent parfois en situation d’isolement, elles éprouvent souvent mille difficultés à appréhender les dispositifs administratifs de plus en plus lourds et compliqués pour obtenir les aides auxquelles elles peuvent prétendre.
Nous ne pouvons ignorer la souffrance de l’autre, son isolement, sa solitude, son mal vivre.
Il faut créer les conditions d’une disponibilité plus grande : être à l’écoute, renouer les liens, créer un réseau d’aide de proximité. La solidarité, valeur fondatrice des Activités Sociales, doit devenir le fil conducteur de tous nos actes.
Décidée par la session du Comité de Coordination des Cmcas, l’animation d’un réseau solidaire des Electriciens et Gaziers est une des réponses à ces situations d’isolement, d’exclusion et à tous les risques de la vie en général et favorise le maintien à domicile.

Les actions du Réseau solidaire

Constater le manque de lien social n’en signifie pas l’absence totale, mais nécessite des actions ciblées. Des activités, des aides et des actions de solidarité, ouvertes à tous, sont proposées par la Commission Santé Handicap Prévention.

  • La visite, lors des fêtes de fin d’année, des personnes malades ou en maison de retraite avec une boite de chocolats…
  • les aides aux personnes âgées (aides ménagères, aide à l’amélioration de l’habitat par exemple)…
  • les aides aux personnes handicapées…
  • la visite individuelle aux centenaires…

(cette liste n’est bien sûr pas exhaustive).
Si les personnes âgées sont la principale cible du Réseau solidaire, le dispositif mis en place ne doit exclure aucun bénéficiaire dans le besoin.

Les bénévoles

Le Conseil d’Administration de la Cmcas a affirmé la nécessité d’être vigilant sur l’éthique. A cet effet, une charte de déontologie, que chaque bénévole s’engage à respecter, fait partie du dispositif.
Un bénévole, c’est une personne qui se déclare comme tel. Il reçoit l’information par la Cmcas sur ce qui est attendu et il suit la formation nécessaire. A partir de là, le bénévole peut intervenir chez les bénéficiaires sur une mission donnée par la Cmcas.
Le bénévole est un généraliste de ce que la Cmcas peut apporter ; il aiguillera le bénéficiaire vers le spécialiste ad hoc si besoin. Le bénévole apporte les réponses attendues et fait remonter les informations qu’il recueille à la Cmcas.

Une « oreille bienveillante »

Lors d’une information précédente, il avait été dit que le bénévole pouvait changer une ampoule, un tuyau de gaz… Entendons-nous bien : ce n’est pas le but du Réseau solidaire. Son objectif reste essentiellement de créer ou maintenir le contact de nos ressortissants avec le monde qui les entoure.
Etre présent auprès des personnes qui rencontrent une difficulté, pour leur apporter les réponses aux questions qui surgissent… Le Réseau solidaire aurait pu s’appeler la veille sociale, ou l’oreille bienveillante de la Cmcas.
Si les élus de proximité et les bénévoles y occupent une place primordiale, cette présence s’organise avec de multiples intervenants, à l’interne (bénévoles, fonctionnels, élus de la Cmcas et des Slv) comme à l’externe (les organismes sociaux existants).
Tous les acteurs du réseau peuvent bénéficier des formations spécifiques construites par l’IFOREP. Des sessions décentralisées sont organisées sur notre territoire, ce qui facilite la participation du plus grand nombre. L’objectif de cette formation est d’apporter à chacun les éléments essentiels à la réalisation de sa mission.

Les moyens

Après avoir suivi la formation, pour qu’un bénévole puisse intervenir chez un bénéficiaire, il faut qu’il ait signé la charte de déontologie, qu’il soit en possession de sa carte d’identité de bénévole, et qu’il ait reçu un ordre de mission de la Cmcas.
Il dispose d’un recueil des actions de la Cmcas ; il remplit une fiche de visite ; il est assuré pour sa mission en ce qui concerne la responsabilité civile et son véhicule personnel (strictement dans le cadre de sa mission). C’est la raison pour laquelle un ordre de mission doit être délivré à chaque mission (cf. circulaire du service assurances de la CCAS).
Sur le territoire de la Cmcas, il est nécessaire que le nombre de visiteurs soit plus important. Bien sûr, tous les volontaires recevront la formation nécessaire pour mener à bien leur mission. Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à contacter la CMCAS au 0810 250 120